L’autre 11 septembre

Les rues de Barcelone à l'occasion de la Diada. (crédit: Libertad Digital)

Les rues de Barcelone à l’occasion de la Diada. (crédit: Libertad Digital)

Le 11 septembre : des avions, des tours. Le 11 septembre : un coup d’état, un dictateur, des milliers de morts. Mais le 11 septembre, c’est aussi synonyme d’espoir en Europe.

Un texte d’Olivier Arbour-Masse

Le 11 septembre 1997, un référendum remporté avec le trois-quarts des appuis a permis aux Écossais de se doter d’un parlement.

Le gouvernement écossais dispose de pouvoirs beaucoup plus limités que celui du Québec. N’empêche, ce référendum de dévolution a ouvert la porte à celui du 18 septembre prochain. «Il y a 17 ans, nous amorcions cette marche vers l’indépendance», a déclaré la vice-première ministre Nicola Sturgeon devant la presse internationale cette semaine.

La Diada pour faire entendre raison

En Catalogne, le 11 septembre, c’est la date de la conquête de Barcelone dans la Guerre de Succession d’Espagne en 1714. C’est aussi la Diada, la fête nationale, qui souligne la perte de l’indépendance. Une fête célébrée clandestinement pendant la dictature de Franco.

Depuis 2012, le 11 septembre a pris une tournure politique forte en Catalogne. La ferveur indépendantiste fait vibrer la rue. Un million et demi de paires de bottes piétinent le bitume pour réclamer la tenue d’un référendum d’indépendance.

Si, au Québec, tous les partis – même les Libéraux – s’entendent pour dire qu’il revient aux Québécois de décider de leur avenir, Madrid voit les choses différemment. Le gouvernement espagnol brandit la constitution : une région ne peut décider seule de son auto-détermination. Les Basques ont eu beau faire sauter des bombes, ils sont encore Espagnols.

Ça a marché pour Charlie Conway

Cette année, 1,8 millions de Catalans ont pris d’assaut les rues de Barcelone. Pas à l’initiative du premier ministre Artur Mas qui tente tant bien que mal d’arracher un référendum à Madrid, mais plutôt en réponse à l’appel de groupes citoyens. Le mouvement pour l’indépendance catalane vient du peuple. Un peuple fier de ce qu’il est.

Dans les rues de la sublime Barcelone, les Catalans ont formé un grand V. Pour vote. Pour victoire.

Moi, dans ma tendre enfance bercée par le craquement des lames sur la glace, j’ai appris que le grand V, ça fonctionne. Ça a fonctionné pour Charlie Conway. Ça devrait fonctionner pour les Catalans. Non?

Chose sûre : pour balancer les 11 septembre rouge sang, il fait bon d’avoir des 11 septembre verts d’espoir.

SONDAGE POST-SCRIPTUM: Une Cavale en Catalogne, ça vous branche?

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