La Cavale écossaise

L’Écosse est à la croisée des chemins. Pour la troisième fois de son histoire, elle se prononcera sur sa relation avec la Grande-Bretagne par le biais d’un référendum. Pour la première fois, la qcarteuestion portera directement sur son indépendance politique.

Le 18 septembre 2014, les Écossais ont le choix de demeurer à l’intérieur du Royaume-Uni ou de voler de leurs propres ailes en fondant un pays souverain.

Leur décision risque de remettre en question la pertinence du Royaume-Uni aux dires même des premiers ministres du Pays-de-Galles et de l’Irlande du Nord, deux des trois autres nations constitutives du RU avec l’Angleterre.

Le parcours référendaire écossais est étrangement similaire à celui du Québec. Son premier référendum (1979) s’est tenu un an avant celui de René Lévesque; son deuxième (1997), deux ans après le 49,4% de Jacques Parizeau. Ce dernier a permis la mise en place d’un parlement écossais en 1999.

Le Scottish National Party (SNP), l’équivalent du Parti québécois, forme un gouvernement majoritaire depuis 2011. Son programme promet la tenue d’un référendum sur l’indépendance.

La voie empruntée par le premier ministre Alex Salmond peut-elle inspirer les indépendantistes québécois dont le projet a perdu de la vigueur ces dernières années?

D’abord, il faut savoir comment se déroule la campagne référendaire. Nous le découvrirons avec notre caméra et nos sacs à dos du 4 août au 6 octobre.

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